Stratégies spatiales n°2 (Mars-Avril 2019) : Analyse géographique de la couverture sanitaire au Cameroun; Répartition des formations sanitaires et de la charge du personnel de santé

RÉPARTITION DE LA CHARGE DES INFIRMIERS DANS LES DISTRICTS DE SANTÉ (ANALYSE DE LA COUVERTURE SANITAIRE AU CAMEROUN)

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme étant un « état de bien-être complet physique, mental et social et qui ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ». Cette définition montre que la santé n’est pas un élément indépendant mais qu’elle est inséparable de son contexte social. L’OMS a été l’une des premières organisations à considérer la santé comme un droit fondamental de l’homme. Malgré cela, l’application du droit à la santé n’est pas encore garantie partout dans le monde. Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) en 2012, la mortalité infantile s’élevait à environ 6,6 millions de décès sur la planète. Malgré une baisse de 50% en 20 ans, elle frappe encore aujourd’hui avec plus d’intensité les pays pauvres. Elle résulte de la malnutrition, de la pauvreté, des mauvaises conditions de logement, et d’une mauvaise accessibilité de certaines populations aux services de santé ; situations ne permettant pas de faire face à un grand nombre de maladie facile à prévenir[1] et au respect des droits de l’homme à la santé.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme étant un « état de bien-être complet physique, mental et social et qui ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ». Cette définition montre que la santé n’est pas un élément indépendant mais qu’elle est inséparable de son contexte social. L’OMS a été l’une des premières organisations à considérer la santé comme un droit fondamental de l’homme. Malgré cela, l’application du droit à la santé n’est pas encore garantie partout dans le monde. Selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) en 2012, la mortalité infantile s’élevait à environ 6,6 millions de décès sur la planète. Malgré une baisse de 50% en 20 ans, elle frappe encore aujourd’hui avec plus d’intensité les pays pauvres. Elle résulte de la malnutrition, de la pauvreté, des mauvaises conditions de logement, et d’une mauvaise accessibilité de certaines populations aux services de santé ; situations ne permettant pas de faire face à un grand nombre de maladie facile à prévenir[1] et au respect des droits de l’homme à la santé.

Le Cameroun a ratifié plusieurs chartes sur le développement concernant les domaines majeures suivants : socio-éducationnel, socio-économique et socio-sanitaire. Malgré cela, au regard de certains indicateurs et statistiques sur la santé, la situation du pays est préoccupante notamment concernant la couverture sanitaire qui est faiblement déployée sur l’ensemble du territoire. Il existe des situations où le personnel médical est en sous-effectif. Dans certains districts de santé, il y a un médecin pour 500 000 habitants ou un infirmier pour 140 000 habitants, alors que la norme internationale préconise un médecin pour 10 000 habitants et un infirmier pour 5 000 habitants. Plusieurs difficultés sont récurrentes par endroit, une couverture sanitaire déséquilibrée et peu dense, une charge professionnelle trop importante pour le personnel soignant, de fortes contraintes pour accéder à des structures sanitaires.

La note d’analyse cartographique expose en premier lieu les principales caractéristiques du système sanitaire au Cameroun, puis les spécificités de la couverture géographique des formations sanitaires publiques et enfin certains déséquilibres entre l’offre et la demande sanitaire en termes de charge professionnelle sur l’ensemble du territoire camerounais.

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[1] ABOUTAIEB, R. (2007), Droit à la Santé et Développement, Université de Nantes.

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